Les biotech françaises ont la cote !

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Les biotech françaises ont la cote !

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La start-up DBV, est la première biotech française à s’être introduite en Bourse à New York, en octobre 2014 !  Celle-ci a annoncé, mercredi 15 juillet, une levée de fonds de 240 millions de dollars (218 millions d’euros) supplémentaires auprès d’investisseurs américains et ce en 2 heures« C’est un record pour une société tricolore ! », se félicite Pierre-Henri Benhamou, pédiatre et cofondateur de DBV, qui vient d’achever à San Francisco son road-show. Déjà cotée à Paris depuis 2012, DBV pèse plus de 1,2 milliard de dollars et son cours a bondi de 700 % en trois ans !

L’invention de cette biotech française est le Viaskin Peanut. Il s’agit d’un patch qui pourrait devenir le premier traitement au monde contre l’allergie à la cacahuète, un fléau qui tue 150 personnes chaque année aux Etats-Unis, et qui touche environ un américain sur cent.

« L’arachide est une bombe atomique pour les personnes allergiques. Des quantités infinitésimales suffisent à provoquer une réaction parfois mortelle, ce qui explique que les techniques classiques de désensibilisation administrées par injection ou voie orale ne puissent être utilisées », explique M. Benhamou, « frappé » par l’effet de cette allergie qui affecte la santé et modifie la vie quotidienne des centaines de milliers d’écoliers atteints.

« L’usage de la cacahuète est tellement répandu qu’ils risquent leur vie chaque fois qu’ils acceptent un biscuit de la part d’un camarade, raconte-t-il. Les parents sont tellement angoissés qu’il existe même des écoles peanut free ! »

Comment ça marche ?

Le Viaskin se pose sur la peau et désensibilise « sans risques » les personnes allergiques. Destiné en priorité aux enfants, il a été qualifié, en avril, de breakthrough (« percée majeure ») par la Food and Drug Administration (FDA), l’agence américaine du médicament.

Les dernières études cliniques chez l’enfant de 4 à 11 ans devraient démarrer d’ici fin 2015 pour un lancement du Viaskin en 2018 aux Etats-Unis et 2019 en Europe.

Selon les analystes, les ventes pourraient atteindre 2 milliards de dollars d’ici à 2020, de quoi convaincre les plus grands fonds de la place.

Un méga-ordre de 75 millions de dollars a déjà été placé par un investisseur convaincu par la biotechnologie tout comme notre plateforme de co-investissement, spécialisée notamment dans la santé et la biotech. Ce sont des secteurs pour lesquels nous sommes convaincus du potentiel.

« Un tel soutien à une start-up française est exceptionnel, estime David Schilansky, le directeur général délégué de DBV. Nous sommes en train de passer du statut de petite biotech à celui de laboratoire pharmaceutique international. »

Subsitut à la vaccination classique

La biotech française compte poursuivre le développement de sa technologie pour traiter d’autres allergies, notamment au lait.

A un horizon plus lointain, le patch pourrait être utilisé comme substitut à la vaccination classique et pour traiter certains cancers. « Nous sommes en contact avec de nombreux centres de recherche très intéressés par le potentiel de notre technologie », révèle M. Benhamou, qui reste en revanche sourd aux sirènes des grands laboratoires de santé. « Notre rêve a toujours été d’aller seuls au bout de l’aventure », insiste-t-il.

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