Présidentielle 2017 : Les programmes des candidats à propos des startups, de l’innovation et du numérique

Présidentielle 2017 : Les programmes des candidats à propos des startups, de l’innovation et du numérique

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Présidentielle 2017 : Les programmes des candidats à propos des startups, de l’innovation et du numérique

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JEAN-LUC MÉLENCHON – La France insoumise

Le premier homme politique à avoir utilisé un hologramme dans un meeting, le 5 février dernier, axe ses propositions sur la lutte contre l’hégémonie des géants américains (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, Uber, Netflix…), la promotion des modèles alternatifs et l’accompagnement des citoyens.

Ses mesures phares :

  • Création d’un standard « clair et lisible » de description des CGU (conditions générales d’utilisation) pour mieux informer les citoyens sur l’utilisation de leurs données personnelles par les plateformes.

  • Suppression du Crédit impôt recherche (CIR) remplacé par « un financement fléché » vers des programmes précis… qui restent encore à définir.

  • Couverture en très haut débit du territoire d’ici à 2022.

  • Généralisation de l’open data

BENOÎT HAMON – Parti socialiste

Le candidat issu de la primaire de la gauche place les transformations économiques et sociétales au coeur de son programme, notamment l’évolution du travail. Pour lui, le numérique est un levier, dans tous les secteurs, pour résorber les inégalités et créer « un futur désirable ».

Ses mesures phares :

  • Renforcement du rôle de Bpifrance pour aider les TPE-PME-PMI ; création d’une monnaie alternative inter-entreprises pour leur permettre de s’échanger des services sans mobiliser leur trésorerie

  • Soutien à l’entrepreneuriat culturel, aux biens communs de la connaissance

  • Création d’un statut de l’actif pour lutter contre « l’ubérisation débridée » et assurer à tous le même niveau de protection sociale

  • 3 % du PIB dédié à la recherche et développement ; création d’un Crédit innovation sociale.

  • Numérique pour tous : stratégie d’inclusion numérique, très haut débit fixe et mobile partout

  • E-démocratie : co-construction de certaines lois avec les citoyens ; budget participatif au niveau national ; protection des lanceurs d’alerte au niveau européen

  • Plan « Hôpital digital 2022 »

EMMANUEL MACRON – En Marche !

L’ancien ministre de l’Économie s’inscrit clairement dans la continuité du quinquennat de François Hollande. Ses propositions font ressortir trois grandes priorités : amplifier la dynamique de l’innovation, réformer le fonctionnement de l’État et utiliser le digital dans tous les pans de l’action publique.

Ses mesures phares :

  • Création d’un Fonds européen de financement en capital-risque de 5 milliards d’euros pour les startups ; renégociation du Privacy Shield ; création d’une Agence européenne pour la confiance numérique chargée de réguler les grandes plateformes numériques américaines.

  • Télémédecine, e-santé : simplification des procédures d’autorisation et de mise sur le marché pour stimuler l’innovation.

  • Poursuite du Plan France Très Haut Débit (PFTHD)

  • Usine du futur : création d’un Fonds pour l’industrie et l’innovation de 10 milliards d’euros, financé par la vente d’actions dans des entreprises possédées de manière minoritaire par l’État

  • « Stabilité et visibilité » en matière fiscale pour développer l’innovation : « sanctuarisation » des dispositifs existants (Crédit impôt recherche, Crédit impôt innovation, dispositif Jeunes Entreprises Innovantes), renforcement du rôle de Bpifrance pour faciliter la transformation numérique des PME et TPE

FRANÇOIS FILLON – Les Républicains

La vision du candidat de la droite sur le numérique est dominée par les enjeux économiques et de souveraineté. François Fillon compte s’appuyer sur l’Europe pour tenir à distance les géants américains. En France, ses propositions visent avant tout à « libérer l’innovation » et à simplifier l’administration.

Ses mesures phares :

  • Créer un écosystème franco-allemand puis européen du financement de l’innovation : fonds souverain, banque publique d’investissement, « NASDAQ » franco-allemand

  • Construire une « véritable souveraineté numérique européenne » : porter un programme d’appels à projets européens dans l’intelligence artificielle et la blockchain ; accepter des dérogations aux règles de la commande publique en cas d’enjeux d’autonomie stratégique et de cybersécurité

  • Mener des états généraux de l’économie et de l’innovation, qui aboutira sur un grand plan de rattrapage/accompagnement des PME/PMI pour leur transformation numérique.

  • Télémédecine et e-santé : faciliter le déploiement des objets connectés de santé, déployer le big data et l’intelligence artificielle dans la santé, simplifier le parcours des soins grâce à des plateformes de services numériques

  • Dématérialiser toutes les procédures administratives d’ici à 2022 : créer un identifiant numérique unique auprès de toutes les administrations : poursuivre la démarche d’open data dans les services publics

  • Orienter davantage l’épargne vers le financement des PME innovantes et des fonds de capital-risque

MARINE LE PEN – Front national

Contrairement aux autres candidats, le numérique est la dernière roue du carrosse dans le programme de Marine Le Pen, qui n’y consacre qu’une dizaine de propositions sur 144. Ses propositions se concentrent sur la protection des données personnelles, le financement de l’innovation et la culture.

Ses mesures phares :

  • « Fixer » l’innovation en France : une entreprise qui reçoit des aides publiques ne pourra pas se vendre à une société étrangère pendant dix ans

  • Financement : recentrer le Crédit impôt recherche (CIR) vers les PME et les startups ; diriger une part de l’assurance-vie (2 %) vers le capital-risque et les startups ; inciter les grands groupes à créer leur propre fonds d’investissement dans les entreprises innovantes

  • Soutenir l’investissement dans le très haut débit

  • Établir une « nouvelle régulation » pour préserver une concurrence loyale, avec les secteurs concernés.

Contrairement à l’élection présidentielle de 2012, les principaux candidats de 2017 – sauf Marine Le Pen, très imprécise sur le sujet – intègrent dans leur vision de l’avenir de la France les enjeux de la transformation numérique de l’économie et de la société. Si certains sujets font consensus, les diverses sensibilités politiques s’expriment sur les questions de souveraineté, de fiscalité, de financement de l’innovation, d’inclusion par le numérique ou encore dans le domaine de la culture.

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(Sources : Forbes, La Tribune)

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