Les propositions de la mission d’information parlementaire sur les Objets Connectés

Les propositions de la mission d’information parlementaire sur les Objets Connectés

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Les députées Laure de la Raudière (LR) et Corinne Erhel (PS) ont présenté un rapport tiré de leur mission d’information sur les objets connectés. Vingt recommandations sont émises pour permettre à la France de garder son avance dans le domaine.

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C’est déjà leur troisième rapport commun en quelques années. Il prend acte de l’avance française dans le secteur et préconise une vingtaine de mesures pour maintenir ce leadership.  « La France peut prétendre à une position d’avant-garde dans la révolution des objets connectés« , rappelle Corinne Erhel. Encore faut-il conforter un « environnement favorable à la création de start-up » et capitaliser sur l’expertise française en matière de « données et de mathématiques appliquées« , estiment-elles. Par ailleurs elles ne sont pas nécessairement d’accord sur tous les points :  Laure de la Raudière insiste sur la suppression de l’ISF, tandis que sa collègue plaide pour un simple « aménagement » afin d’améliorer le financement des jeunes pousses innovantes.

 

UN GISEMENT DE VALEUR

Par ailleurs, les deux camps partagent le même diagnostic : L’Internet des objets est d’abord une promesse, celle d’augmenter le PIB européen de « 1000 milliards de dollars, soit sept points, d’ici 2025″. « Pas seulement par la vente d’objets et de services, mais par la création de valeur, insiste Laure de la Raudière, grâce aux données collectées par les objets, qui permettront des gains de temps et de productivité« . « La France a les compétences, le bon système d’accompagnement de l’innovation et de la R&D pour réussir. Il faut amplifier cette dynamique »

A cet effet, les co-rapporteures invitent l’Etat à renforcer sa politique en matière d’économie de la donnée, en donnant plus de moyens au plan industriel correspondant, et en lançant de nouveaux appels à projets. Elles prônent une politique nationale de prévention par la santé connectée, qui pourrait passer par le remboursement partiel de dispositifs de bien-être connectés par la Sécurité sociale

Corinne Erhel et Laure de la Raudière veulent aussi impliquer les PME, ETI et grands groupes dans la révolution de l’IoT, par différentes actions de sensibilisation. La recommandation n°4 prévoit par exemple la création, « au sein du plan Industrie du futur, d’un groupe de travail composé des grands donneurs d’ordre industriels afin de créer l’ambition d’une plateforme de services industriels à l’échelle européenne ». De même que les universités qui devront encourager le développement des formations de sciences de la donnée.

RECOMMENDATIONS POUR LA PROTECTION DES DONNEES

En effet, il est largement admis que les IoT auront un impact positif majeur sur la vie sociale des individus. Que ce soit à l’échelle des citoyens ou encore des collectivité (Smart Cities). Ainsi il faut lutter contre ses propres maux : Le premier est certainement la lutte contre la fracture numérique lié à la fois à la dépendance technologique, une quantification excessive et bien sûr les risques liés à la vie privée et la captation des données personnelles.

Le rapport ne prévoit pas de mesure coercitive, les députées jugeant que la régulation doit s’opérer au niveau européen. Elles demandent néanmoins timidement que le code de la consommation soit adapté pour obliger les fabricants et éditeurs de services à informer clairement les consommateurs sur l’utilisation de leurs données.

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