Une bulle spéculative sur les licornes, ces startups qui valent plus d’un milliard ?

Une bulle spéculative sur les licornes, ces startups qui valent plus d’un milliard ?

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AirBnB, Dropbox, Xiaomi, Snapchat, SpaceX, Uber, Pinterest ou encore BlaBlaCar : ce sont ces grands noms qui atteignent des valorisations à 10 chiffres. Pourtant, selon une étude, la moitié des licornes n’en seraient pas, leur valeur réelle n’atteignant pas le milliard.
Les licornes ne seraient-elles que des animaux imaginaires ? Selon une étude publiée par deux chercheurs des universités de Stanford et de Colombie-Britannique, la valorisation réelle de la moitié de ces sociétés, censée dépasser le milliard de dollars, serait en fait bien inférieure. Un nouveau pavé dans la mare, alors que le niveau de valorisations des start-up en Europe est de plus en plus pointé du doigt.
Pour les auteurs de l’étude, cette survalorisation concerne les 116 sociétés étudiées sur un total d’environ 200 licornes recensées dans le monde. Elle tient au fait que l’on considère que toutes les actions ont la même valeur, qu’elles aient été émises lors du dernier tour de table ou lors des premiers. En réalité, dans les startups, es actions détenues par les fondateurs, les employés, les business angels, les fonds d’investissement ou encore les fonds souverains, n’ont pas la même valeur.

Photo article surévaluation des licornes
Explication ?
Pour séduire de gros investisseurs, dans les tours qui précèdent par exemple une introduction en Bourse ou un rachat, les start-up n’hésitent pas à leur offrir des garanties, avec un prix minimal de sortie. Ce qui crée des différences substantielles entre ceux qui ont investi tôt dans la société et ceux qui y sont entrés plus tardivement. Ainsi, SpaceX est parvenu à faire grimper sa valorisation de 36 %, en pleine crise financière en mettant sur le marché une nouvelle classe d’actions très attractive, qui garantissait un retour sur investissement d’au moins 100 %.
« Les entreprises non cotées ont très peu d’obligations en termes de communication. Cela crée de vrais déséquilibres d’information, entre actionnaires, avec les employés… », souligne l’un des auteurs de l’étude, Will Gornall.
En moyenne, la survalorisation atteindrait 48 % et, pour 13 entreprises étudiées (parmi lesquelles Better Place, Box, Demand Media ou Square), elle dépasse même les 100 %. Seulement, du fait que cette valorisation trop généreuse soit partagée par toute l’industrie, on ne peut pour autant pas parler de manipulation.

Conséquence ?
Et les conséquences sont gigantesques : outre le risque de « bulle », les auteurs de l’étude affirment vouloir alerter les petits investisseurs, les fondateurs et les employés, qui perçoivent souvent une partie de leur rémunération en stock-options, sur la valeur réelle de leurs participations.

Les Echos Start

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