50% des Licornes seraient sur évaluées.

50% des Licornes seraient sur évaluées.

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Dans le domaine des start-ups et de l’économie digitale, une licorne est une start-up atteignant une valorisation d’au moins un milliard de dollars. Selon une étude, la moitié des licornes n’en serait pas et retrouverait alors leur définition première « d’animaux imaginaires ». Leurs valorisations seraient en réalité bien inférieures. Des clauses offertes à certains investisseurs gonfleraient artificiellement les valorisations.

Les révélations de cette étude (publiée par deux chercheurs des universités de Stanford) font grand bruit, car de l’autre côté de l’Atlantique, le niveau des valorisations inquiète de plus en plus. 58% des 200 licornes mondiales sont concernées par cette étude. Cette différence tient au fait que la méthode valorisation utilisée ne convient pas (on considère que toutes les actions ont la même valeur, peu importe le tour de table, ce qui n’est pas du tout adapté).

Une sur-valorisation qui atteint environ 48 %

Les actions détenues par les fondateurs et les investisseurs (BA, fonds d’investissement etc) n’ont pas la même valeur. Pour séduire de gros investisseurs, dans les tours qui précèdent par exemple une introduction en Bourse ou un rachat, les start-ups n’hésitent pas, en effet, à leur offrir des garanties, garantissant un prix minimum de sortie. Cela a pour effet direct de créer des différences entre ceux rentrés au capital en premier et ceux qui y sont entrés lors des tours de table suivants.

L’exemple le plus frappant est celui de SpaceX qui est parvenu à faire grimper sa valorisation de 36 %, en pleine crise financière et malgré plusieurs lancements ratés. En août 2008, la société d’Elon Musk a mis sur le marché une classe d’actions inédite et particulièrement attractive, qui garantissait un retour sur investissement d’au moins 100 %.

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Ces sur-valorisations laissent planer un risque de bulle

Au total, en appliquant la méthode de calcul choisie dans l’étude, la moitié des « licornes » n’en seraient pas et verraient leur valeur réelle passer, parfois largement, sous le milliard de dollars.

Ces erreurs de calcul seraient, en outre, partagées par toute l’industrie, des sociétés elles-mêmes aux fonds d’investissement en passant par les analystes, sans pour autant parler de manipulation de masse, un acteur en entraînant un autre.

SI la plupart des sociétés étudiées sont américaines, le phénomène tend à être mondial. L’écosystème étant moins développé en Europe, le risque est potentiellement plus élevé. Les investisseurs demandant davantage de garanties. Les conséquences inhérentes sont gigantesques : outre le risque de bulle, les petits investisseurs, les fondateurs et les employés, qui perçoivent souvent une partie de leur rémunération en stock-options, sur la valeur réelle de leurs participations, seraient fortement impactés.

On comprend ainsi tout l’enjeu de la valorisation nécessaire à chaque levée de fonds. Cette dernière doit ainsi être discutée entre chaque parti, et refléter ce qu’est réellement la start-up.

business.lesechos.fr/entrepreneurs

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