Les 5 tendances qui secouent le monde de la santé

Les 5 tendances qui secouent le monde de la santé

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L’évolution des usages, le patient acteur de son parcours de soins, la convergence du digital et du dispositif médical, l’intelligence artificielle et le traitement de masse de données, tout concourt à révolutionner ce secteur. Il faut dire que presque 1% des milliards de requêtes quotidiennes sur Google comportent un symptôme médical. Autre indicateur, en 2016, les startups françaises de la HealthTech ont levé près de 100 millions d’euros. Dans cette optique, des startups se lancentet mettent au point des solutions innovantes. Mais quelles sont les tendances qui vont révolutionner le monde de la santé ?Les 5 tendances qui révolutionnent le marché de la santé

Baisser les coûts de production des moyens de dépistage

Le numérique permet de réduire les coûts de nombreux procédés. La santé n’y échappe pas. Par exemple, la startup Alzohis est en train de développer le premier test sanguin fiable pour les patients souffrant de troubles cognitifs. Un nouveau test pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer ainsi que d’autres maladies neurodégénératives. Pour sa part, la startup DreamUp Vision a mis au point un outil de diagnostic précoce de la rétinopathie diabétique, principale cause de cécité aujourd’hui. La précocité et le coût n’entament en rien la fiabilité dans ce cas là puisque l’algorithme dépiste la maladie dans 97,5 % des cas d’après la fondatrice de la startup. En Suisse, la startup Diagnoplex propose ainsi un diagnostic du cancer du côlon (colox) sans colposcopie et pour un prix divisé par trois. Attention toutefois à tenir ses promesses, la startup américaine Theranos qui promettait de révolutionner le test sanguin en réduisant la quantité de sang nécessaire et le coût, a annoncé fin 2016 cesser toutes ces activités en lien avec cette technologie, qui lui avait value une valorisation à près de 9 milliards de dollars.

Des dispositifs médicaux toujours plus connectés

Des startups oeuvrent pour connecter et améliorer notre quotidien. Par exemple, la startup Rythm, a développé le bandeau de nuit Dreem. Par des stimulations sonores synchronisées avec certaines phases de sommeil, la startup améliore la qualité du sommeil profond. Le bandeau stimule le cerveau et un programme de machine learning permet d’améliorer la pertinence de ces stimulations en fonction des retours d’analyse en temps réel. Aujourd’hui la startup compte 500 utilisateurs qui fournissent une base de données de près de 30.000 nuits pour améliorer les performances. Si le bien-être reste le cheval de bataille des startups BtoC, la startup Sensome, qui a levé 4,7 millions d’euros en juillet dernier, développe quant à elle un guide connecté destiné à accompagner les patients atteints d’AVC. Dotés de la nouvelle technologie phare de Sensome, ces capteurs d’impédance micrométriques sont capables de reconnaître le tissu de la peau, associés à des algorithmes d’apprentissage machine permettant, en temps réel, une analyse très détaillée de ce tissu. À partir des informations transmises, le document définit quelle forme de cette pathologie frappe le patient et délivre la meilleure méthode pour le soigner. Enfin la startup PKVitality, a créée K’Watch Glucose, le premier bracelet qui mesure votre glycémie sans effort, sans douleur et en quelques secondes.

La gestion des absences et l’optimisation des ressources humaines dans les hôpitaux
Gestion des remplaçants, gestion des absences et arrêts maladie, accident du travail : les établissements de santé sont confrontés chaque jour à ces problématiques. L’absentéisme crée une démotivation des équipes en poste, épuisées par une surcharge de travail pour suppléer en permanence aux absences de leurs collègues et la dégradation de la qualité des soins. Selon une étude de l’HAS publiée en 2004 le surcoût des remplacements sur des évènements indésirables évitables est compris entre 400 millions d’euros et plus d’un milliard d’euros chaque année en temps perdu, dégradation de la qualité des soins et accidents médicaux. La startup Whoog a créé une solution inédite et brevetée basée sur le volontariat du personnel pour pallier aux absences imprévues, sans intermédiaire, dans le secteur de la santé. Whoog a su gagner la confiance de plus d’une centaine d’établissements en France dont 25% des CHU. La startup Nouveal, a de son côté développé un assistant numérique postopératoire, permettant l’optimisation de la présence des personnels médicaux. L’application intervient dans le suivi de l’intervention chirurgicale avec des questionnaires quotidiens à remplir pendant la convalescence. L’application alerte l’équipe, uniquement si une réponse signale une anomalie, ce qui libère les équipes des appels postopératoires chronophages. Mais comment assurer la bonne collecte de ces données de santé ?

Big data : la gestion des données au centre des préoccupations de santé

Tous les capteurs et autres applications amassent des quantités de données. En 2015, Apple a sorti son Research Kit qui permet de collecter les données d’utilisateurs d’iPhones à des fins scientifiques. Si l’accès à ces données est compliqué, en raison de la protection de la vie privée ou autres, elles offrent de nouvelles perspectives. Pour autant, il faut désormais aider les médecins à comprendre et à utiliser ces données. La startup Honestica, fondée par l’ancien Chief Scientist de Critéo, développe une plateforme globale de gestion des données de santé, capable de faciliter la collaboration entre praticiens et de permettre le partage et l’analyse des données, tout en protégeant les droits des patients et en assurant une sécurité maximale. De son côté, la startup Medpics, créée par Safia Slimani, une médecin urgentiste, permet de diffuser entre les professionnels de santé des photos de cas cliniques prises avec un smartphone pour faire sauter les contraintes temporelles et géographiques. La sécurité reste au centre des préoccupations, car la première crainte des patients, c’est de voir leurs données perdues ou utilisées par des tiers. Pour analyser ces données, le médecin n’est plus seul, dans l’objectif de diagnostiquer plus précisément et d’augmenter le taux de réussite, les géants du web et des startups pilotent des programmes d’intelligence artificielle.

 

L’intelligence artificielle remplacera-t-elle le médecin ?

« L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE D’IBM DIAGNOSTIQUE UN CANCER DU POUMON AVEC UN TAUX DE RÉUSSITE DE 90%. LE TAUX DE RÉUSSITE EST DE 50% POUR UN MÉDECIN. »

L’intelligence artificielle n’a pas de limite. IBM développe depuis plusieurs années une intelligence artificielle appelée «Watson», qui a déjà résolu des dizaines de cas médicaux complexes. Un logiciel de Philips peut détecter automatiquement des cas de tuberculose en analysant des radiographies. De son côté la startup américaine Cardiogram assure que son application peut détecter les battements de coeur anormaux des porteurs d’une montre connectée, et ainsi prévenir les crises cardiaques grâce à son algorithme qui distingue un rythme cardiaque normal d’une fibrillation auriculaire. Début 2017, une étude de CB Insights a comptabilisé, 106 startups de la HealthTech utilisant le machine learning et l’analyse prédictive dans un objectif de prévention. Pourtant, l’IA ne se cantonne pas à la recherche en matière de santé, la startup française DocForYou propose une assistance au diagnostic, mais comme cela est précisé sur leur site : « le but n’est pas de remplacer le médecin, mais bien d’informer le patient tout en l’aidant à préparer sa consultation ». À chaque problème sa solution avec les startups de la HealthTech.

 

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